Archives de catégorie : Ronchoitise

Non-carte-postale de juillet

Quoi ! Vous vous imaginiez peut-être que vous alliez recevoir une carte postale de mon cru en ce mois de juillet. Eh bien non ! En juillet, je suis en vacances, donc je n’écris rien, même pas une petite carte postale. Nada. Pas une ligne. Je bulle, je glande, je zone, je bronze et je baille aux corneilles en comptant les moutons. Je sais, ça va vous manquer la carte postale du MOIT. Et vous vous demandez sans doute où je me trouve en ce moment et dans quel état j’erre. Je refuse de me fatiguer à vous répondre et vous laisserai le deviner par vous-mêmes au vu de cette photo que j’ai prise récemment au péril de ma vie. Et n’essayez pas de me joindre pour me demander un quelconque service ou un renseignement fumeux car vous risquez de tomber sur un répondeur vocal qui vous dira de sa plus belle voix : « Biiip ! Il n’y a plus de japonais au numéro que vous avez demandé. Biiip ! … ». Sans rancune aucune j’espère ? À la prochaine donc, quand je serai fatigué d’être en vacances. Votre dévoué …

Théophile Ronchoit

Ronchoitises – Carte postale de juin

Lorsque je vous ai quittés lors de ma dernière carte postale, j’étais dans un temple, au Vietnam, planant en haute zénitude. Mais ça ne pouvait pas durer. Figurez vous que mes fidèles adorateurs m’ont proposé d’aller à Angkor, au Cambodge, afin que l’on sculpte mon portrait dans un des blocs monumentaux qui peuplent les innombrables temples de ce lieu sacré. Quel honneur ! Ma modestie en prenait un (sacré) coup mais je ne pouvais décemment pas décevoir ces êtres charmants qui voyaient en moi un demi-dieu. Je partis donc en bateau sur le grand fleuve, escorté par une nuée humaine enthousiaste, et sur le chemin, je distribuais à tout va des photos issues de mon précieux Polaroïd. Accompagné de mes gardes du corps et du sculpteur, je remontai donc vers le nord pour atteindre le mythique site d’Angkor. Je vous passe le choc que fut pour moi la découverte de ces immenses temples. Je me laissai guider vers le lieu où l’on immortaliserait ma modeste personne dans la pierre. Je pris la pose la plus fière possible et le sculpteur se mit au travail. Quelque temps plus tard, voici le résultat. Pas mal non ? Vous pouvez être fiers de votre Ronchoit car j’ai réussi à faire graver le logo d’OIT sur la statue, prétextant que c’était un symbole sacré. Ainsi notre club est-il immortalisé à jamais à l’autre bout du monde. Merci qui ? …

Théophile Ronchoit

Ronchoitises – Carte Postale de mai

Ah mes amis, je n’ai que peu de temps à consacrer en ce moment à ma carte postale. En effet, je suis en pleine zénitude, loin de la fureur de ce monde. Je me shoote aux vapeurs d’encens aux confins du Vietnam dans le temple de Chau Doc. Je vous dois cependant quelques explications. Figurez vous qu’au bout d’un périple fluvial mouvementé sur le Mékong, qu’il serait trop long de vous narrer ici, j’ai débarqué dans un haut lieu de pèlerinage bouddhiste, Chau Doc, ville bigarrée et grouillante de monde. Muni de mon vieux Polaroïd, j’ai commencé à mitrailler à tout va et là, j’ai vu que commençait à se former autour de moi un cercle de gens curieux et interloqués qui regardaient avec effarement sortir les images de l’appareil. Images un peu pâles au début, puis de plus en plus nettes et colorées. Il n’en fallut pas plus pour que la foule se jette sur moi et me porte en triomphe jusqu’au temple. Je ne comprenais rien à leurs exclamations en vietnamien mais j’ai vite réalisé qu’ils me prenaient pour un dieu. Il m’ont installé dans le temple bondé, au beau milieu des serpentins d’encens et ont commencé à me vénérer sans relâche. Je fis bonne figure, pas peu fier d’avoir ainsi si rapidement gravi les échelons du Nirvana. Quand je pense au mal que j’ai à imposer mon autorité à Lannion au sein du club. Misère ! A l’heure qu’il est, je ne sais pas trop si je retournerai un jour en Bretagne. C’est bon quand même de se sentir adulé. Allez, sans rancune aucune et à la prochaine …

Théophile Ronchoit

Carte postale d’avril 2017

Coucou, je suis là !

J’ai ouï dire que vous étiez tous morts d’inquiétude car vous n’aviez plus aucune nouvelle de ma modeste personne.

Pas de panique, je suis encore vivant ! Certes, j’ai échappé au pire mais c’est avec grand joie (comme dirait mon meilleur ennemi, Ignace) je vous envoie cette superbe carte postale de Saïgon qui prouve, si besoin est, que ce pays a encore grand besoin des services des PTT et d’Alcatel  réunis pour rénover ses installations téléphoniques.

Mais revenons à mes dernières mésaventures. Je vous avais laissés en plan à Ronchois, en Normandie, au moment de  cette arrivée triomphale dans mon village natal. Sitôt la fête terminée (qui dura quand même trois jours et trois nuits), je décidai de reprendre mon bâton de pèlerin. Je fis donc du stop sur les bords de la Seine et une brave péniche me prit jusqu’à l’embouchure. L’idée était d’aller visiter les pays nordiques en cargo.

Une fois au Havre, je fis le tour des bateaux en partance et je tombai sur un brave capitaine à l’allure asiatique qui ne parlait pas un mot de français. Nous usâmes de signes et de gestes pour tenter de nous comprendre mutuellement. Quand je lui ai montré mon magnifique appareil photo, il a fini par accepter de me prendre à son bord. Si j’avais bien compris, je serais chargé de faire un reportage photo sur leur traversée vers le Grand Nord.

Je fus tout d’abord surpris par la direction que nous prîmes en sortant du port du Havre : nous filâmes plein ouest au lieu de monter vers le nord. Mais j’ai supposé que c’était là une procédure normale pour rejoindre la Norvège, au final.

Les premiers jours passèrent vite et je fis d’innombrables photos de l’équipage et du bateau.

Le doute m’envahit lorsque nous laissâmes Ouessant à bâbord pour pointer plein sud. Je pris le capitaine à part et lui montrai sur une carte où je comptais aller. Sans s’énerver, et avec un sourire narquois, il me montra du doigt notre véritable destination : Saïgon au Vietnam.

Ciel ! Il y avait tromperie ou malentendu !

J’eus beau protester avec tous les gestes dont j’étais capable, le prier de faire demi-tour et de me déposer à Ouessant, rien n’y fit. Je décidai donc de faire la grève de la photo, sur le tas. Comme je m’ennuyais ferme, j’entrepris de visiter les cales du cargo. C’est là que je finis par tomber sur un secret bien gardé : des alignements infinis de tonneaux de Beaujolais ! Ainsi donc, ce bateau faisait-il du trafic de pur Beaujolais. Sans doute une manigance de nos services secrets pour intoxiquer les Vietnamiens en vue d’une possible reconquête de l’Indochine. Je pris en douce quelques photos de cette cargaison suspecte afin de pouvoir faire chanter le capitaine, en cas de besoin.

Je vous passe ces longues semaines mélancoliques passées à scruter l’océan infini dans l’attente d’arriver en Mer de Chine. Elles expliquent largement mon grand silence.

Et nous voici enfin arrivés à Saïgon (Ho-Chi-Minh Ville en fait). Le capitaine, au moment de mon départ me fit cadeau d’une bouteille de Beaujolais (est-ce pour que je sois moins dépaysé ? ou bien … pour me compromettre salement ? Le traître !). Bon prince, je lui confiai tous les clichés que j’avais pris sur le bateau puis je débarquai sur le quai. Au marché, j’achetai  vite fait un chapeau chinois et je me fondis dans la foule pour continuer l’aventure. Et tant pis pour le Grand Nord. La suite à la prochaine carte postale. Et d’ici là, … tenez bon !

Théophile Ronchoit

Ronchoit news de mars

Atmosphère d’inquiétude lors dernier CA : cela fait déjà un mois que nous n’avons pas eu de nouvelles de Ronchoit. Après son arrivée triomphale à Ronchois, en Normandie, plus aucun signe de vie, aucune carte postale. Qu’est-il donc arrivé donc à notre fringant gourou ? N’a-t-on pas poussé le bouchon un peu loin en incitant gentiment Théophile à prendre le large par rapport au club, en lui offrant une année sabbatique et un grand voyage autour du monde ? Certes nous n’avions pas vraiment le choix. Il en allait de la survie du club. Certains membres frisaient la crise de nerf lorsque Ronchoit imposait en réunion ses idées loufoques d’un autre temps. Ses soi-disant conseils n’intéressaient plus personne mais il se faisait un devoir de les prodiguer généreusement. Son fameux divan était déserté par les adhérents traumatisés qui en ressortaient encore plus anxieux qu’avant la séance, se croyant définitivement névrosés. Les dégâts commençaient à être perceptibles au sein de notre belle association. Ce fut donc une décision sage et courageuse de la part du CA que de proposer cette échappatoire où chacun sauvait la face. Oui mais voilà, aucune nouvelle de Ronchoit depuis un mois. On ne voudrait quand même pas qu’il lui soit arrivé quelque chose de fâcheux. Mais son meilleur ami, Parfait , n’est pas si inquiet. Ronchoit est quelque part indestructible. Il va ressurgir ici ou là, encore plus allumé que d’ordinaire, avec, en guise d’explication, une histoire à dormir debout comme il n’en arrive qu’à lui. N’ayez pas peur. Serait-ce qu’il nous manque déjà ? On n’ose se l’avouer mais il laisse comme un vide : les réunions sont plus calmes et plus banales et l’on finirait par croire, en son absence, que les photographes sont des gens normaux. Or, il n’en est rien et lui seul sait le prouver. Bon, cessons de flipper ; il va de nouveau se manifester sans nul doute et l’on pourra recommencer à râler, comme avant.

Le petit rapporteur du CA

Carte postale de Ronchoit – Janvier 2017

Hello chers amis,
Ah  ! Comment vous remercier pour ce magnifique tour du monde que vous m’avez offert  ? Comme promis, je vous envoie une carte postale. Celle-ci marque ma première étape.

J’ai décidé de commencer par un retour aux sources et je finirai mon périple par ce même lieu sacré. Vous l’avez reconnu, il s’agit de Ronchois, ce village de Normandie qui m’a vu naître il y a de ça  … un certain temps. Ils n’ont toujours pas rectifié sur le panneau la honteuse faute d’orthographe qui termine  Ronchois par un «  s  » au lieu d’un «  t  ». Mais soyons indulgents.

Il serait trop long de vous narrer tous les détails de mon voyage mais en voici  quand même un résumé. Téméraire, j’ai tenté l’option kayak en partant de Lannion, descendant le Léguer et longeant la côte vers le nord-est. L’objectif était d’atteindre, à terme, l’embouchure de la Seine et de remonter celle-ci jusqu’à débarquer à proximité de Ronchois, tel un héros, comme Ulysse qui revient au pays au terme d’un long voyage.

Las  ! La météo en a décidé autrement. Arrivé aux abords du Cotentin, un froid sibérien s’est abattu sur moi. En l’espace d’une nuit, la mer avait gelé, et moi avec. Mon kayak, pris par les glaces, était immobilisé à quelques encablures du Mont Saint Michel. J’ai donc dû l’abandonner en pleine banquise et marcher dans le blizzard pendant des heures sur la mer gelée pour atteindre Avranches. Là, épuisé mais vivant, j’ai entrepris de faire du stop pour poursuivre mon voyage. Après plusieurs heures d’attente, le pouce gelé (et le reste aussi), j’ai été pris par un convoi du cirque Zavatta qui allait vers la Normandie. Ils n’avaient plus de place en cabine dans les camions, mais il restait un peu d’espace dans les cages, avec les lions et les tigres, par derrière. Je n’étais pas en situation de faire le difficile, alors j’ai accepté de partager un peu de paille avec les fauves, lesquels se sont montrés fort compréhensifs. Leur haleine chargée a été bienvenue pour réchauffer mes pauvres membres congelés.

Je me suis donc assoupi et c’est un morceau de viande sanguinolent reçu sur la tête qui m’a réveillé, à l’heure du nourrissage des bêtes. J’ai bien cherché à en manger un bout mais le gros lion m’a vite fait comprendre que c’était son repas à lui. Diplomate, je n’ai pas insisté et je suis sorti de la cage. Nous étions aux alentours de Rouen. L’un des employés du cirque, un brave homme charitable, m’a proposé de rejoindre avec lui la commune de Ronchois à dos de chameau. Ce qui fut fait. C’est donc ainsi, emmitouflé jusqu’aux oreilles, que je fis irruption par une entrée triomphale à dos de chameau, dans ma commune natale de Ronchois. Je ne vous raconte pas la fête épique qui s’ensuivit  au village !

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. La suite des aventures dans un mois, à la prochaine carte postale. D’ici là … tenez bon

Ronchoitise éditoriale de janvier

Ah ! Vous ne devinerez jamais ce que j’ai vécu pendant cette dernière quinzaine de décembre 2016 ! Le pire et le meilleur assurément. Je ne résiste point au plaisir de vous narrer mes improbables tribulations. Si vous ne m’avez pas beaucoup vu ces derniers temps, c’est que j’ai subrepticement changé de peau. Le chômage me guettant à OIT, j’ai endossé incognito le costume de Père Noël pour faire l’animation de Noël dans les rues de Lannion. J’ai donc débarqué en fanfare le 17 décembre sur le Quai d’Aiguillon. Tous les enfants étaient là avec leurs parents, sans oublier bien sûr les « Huiles » locales et les paparazzis qui mitraillaient à-tout-va. Bref, je n’avais jamais connu une telle gloire même si celle-ci n’était pas sans quelques inconvénients : des bisous à faire à des enfants pleins de barbe-à-papa, des autographes à signer en masse, des selfies en pagaille et une grosse hotte à porter, pleine de confiseries. Sans parler des lettres au Père Noël auxquelles il fallait répondre. Bref, j’étais débordé. Heureux mais exténué. Ainsi, la semaine passa et Noël arriva. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’entendis nuitamment dans mon jardin des bruits suspects, comme des grelots, des pas d’animaux et des soufflements rauques. Prudemment, j’ouvris la porte et, dans la lueur blafarde de la pleine lune, je vis descendre d’un traineau tiré par des rennes, un homme en rouge de forte corpulence. Crénom ! Le Père Noël en personne. Il s’avança vers moi de son pas lourd et me héla. « Ah ! Gamin, j’ai besoin de toi. Je n’y arrive pas. Trop de boulot ce soir. Il va falloir que tu t’y mettes ». Je l’invitai à rentrer à la maison mais il protesta de sa grosse voix : « Pas le temps, gamin ! On a du taf. Enfile vite ton costume et monte. À nous deux on va sans doute pouvoir boucler la boucle. Encore 5.075.479 km à faire cette nuit. Faut pas traîner ». Hésitant, je commençai à tergiverser quand, un brin énervé, il me tendit le contrat que j’avais signé pour faire le Père Noël à Lannion. Et en petits caractères, en bas de page, il était bien stipulé que j’étais susceptible de faire quelques heures supplémentaires la nuit de Noël pour aider le vrai Père Noël à distribuer ses cadeaux. C’est ainsi que, tirés par six rennes hurlants et vigoureux, nous avons décollé dans le ciel étoilé de Noël. Ensuite, vous allez rire, je ne me souviens plus de rien. Sans doute un effet de la vitesse superluminique à laquelle nous avons filé pour délivrer nos 7.097.552.612 cadeaux à travers le vaste monde. Toujours est-il que le lendemain matin, je me suis réveillé, dans mon déguisement de Père Noël, au Centre-Ville de Lannion, au pied d’un grand sapin enguirlandé. À mon grand étonnement, les rares passants ne semblaient pas étonnés outre mesure de me voir là, en costume, errant dans un état second. Le jour de Noël, on ne doit s’étonner de rien ; ce n’est pas moi qui vous dirai le contraire. Et la suite allait encore confirmer avec éclat cette vérité universelle.  Désœuvré et un brin paumé, je décidai de rentrer à pied chez moi, sur les hauteurs de Brélévenez. La fête était finie et la magie allait retomber comme un pauvre soufflé essoufflé. Essoufflé, je gravis donc à grand peine les 142 marches de la « colline de la joie » et arrivai devant ma maison. Une atmosphère bizarre et indéfinissable régnait autour de mon domicile plongé dans l’obscurité. Je poussai la porte et franchis le seuil du salon. Et là, subitement, la lumière s’alluma partout dans la pièce et je vis, éberlué, devant moi, une horde d’amis s’égosillant d’un tonitruant « Joyeux anniversaire, Théophile, joyeux anniversaire … ». Oups ! Je faillis en avaler ma barbe blanche postiche. Le choc était si énorme ! Je réalisai soudain que c’était bien en effet mon anniversaire aujourd’hui mais je ne m’attendais pas à un tel comité d’accueil à la maison. À peine remis de mes émotions, ce furent des embrassades pendant de longues minutes. Les bouchons de Champagne sautèrent en rafale et les bulles coulèrent à flot. Ils étaient tous là, mes bons amis : Sylvie Triol (ex Sylvie Père et ex Sylvie Nègre), Jean-Bâ Lenn, Parfait Saint-Surcinq, Ignace de Grandjoie, Anne Aunyme, et Jean Passe. Puis vint le moment de la remise du cadeau de Noël/Anniversaire. Un grand silence se fit ; on tamisa la lumière et Sylvie (ma douce Sylvie), me tendit une enveloppe bigarrée qu’il me fallut décacheter. Ce que je fis, non sans appréhension. Le contenu de ce pli me laissa sans voix : il s’agissait d’un bon pour un tour du monde d’un an par tous les moyens de locomotion possibles ; une sorte de carte inter rail à l’échelle mondiale. C’était trop ! « Mes bons amis, comment vous remercier leur dis-je, la larme à l’œil ». « Eh bien, c’est très simple me répondit Parfait d’un ton assuré : il te suffira de nous envoyer chaque mois une carte postale de là où tu seras. Ce sera notre récompense ». Je leur promis de le faire et la matinée se termina dans un véritable bain de bulles et de fous rires. Nul ne s’inquiéta cependant de ce que deviendrait le club en mon absence mais j’avais le sentiment que les membres d’OIT avaient désormais (presque) tous vaincu leurs complexes devant l’art photographique. Ronchoit pouvait donc s’éclipser un moment sans mettre le club en péril. Voilà résumé le récit de ces jours mémorables et incroyables. Au fil des jours, j’avais fini par douter de la réalité de mon petit trip spatial avec le Père Noël ; j’avais dû rêver, boire un peu trop sans doute et partir « en live ». Jusqu’au jour où je reçus une petite carte de vœux au cachet illisible libellée ainsi « Merci gamin pour ton coup de main au Noël dernier. Repose-toi bien et bonne année à toi – Signé – Le Père Noël ». Ami photographe, même si c’est trop pour toi, tu n’as pas le choix, il faut que tu croies en Ronchoit… Bonne année !

Théophile Ronchoit

Ronchoitises de décembre

Sachez bien mes amis, que je suis très content,
De vous, bien entendu, mais aussi de Ronchoit,
Car j’ai bien accompli ma mission patiemment,
Si bien que je n’ai plus, un seul client chez moi.
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J’ai sans doute résolu, vos problèmes, vos angoisses,
Ce fut un rude parcours, vous étiez mal en point,
Je vous ai mis à nu, vous n’avez plus la poisse,
Vous n’êtes plus à court d’idées et nul besoin …
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D’un Gourou comme Ronchoit, qui sait vous mettre à l’aise,
Ainsi la solitude m’a inspiré des œuvres,
Que dès le neuf du mois, vous verrez aux cimaises,
Je sais par habitude que le succès désœuvre.
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Admirez sans limite les photos exposées,
J’ai usé de pseudos par grande modestie,
Mais vous verrez bien vite que les plus regardées,
Sont, comme des cadeaux, issues de mon génie.
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Faut-il dorénavant que je prenne ma retraite,
Ou que je me retire en année sabbatique,
On ne va pas le dire, c’est mon côté mystique,
Passons le nouvel an et faisons donc la fête.
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Théophile Ronchoit

Ronchoitises de novembre

Mais que puis-je donc dire si vous n’écoutez pas,
Sans arrêt je soupire face à tant de tracas,
Parfois je désespère, gémis et n’y crois plus,
Je me dis mon p’tit père, désormais c’est fichu.

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J’aimerais vous aider, vous guider vers le beau,
Hélas, vous persistez, vous restez à zéro,
Ayez de l’ambition, prenez exemple sur moi,
Cherchez des solutions, suivez votre Ronchoit.

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Cette longue complainte, venue du fond du cœur,
Parviendra sans nulle feinte à vos esprits moqueurs,
Je suis sûr que demain, sitôt soleil levé,
Vous suivrez le chemin de mon fier canapé.

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Je pourrai donc vraiment, avec joie de nouveau,
Vous enseigner comment faire de belles photos,
Et je ne serai plus, j’en tremble sans cesse d’effroi,
Menacé de la rue, chassé vers Pôle Emploi.

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Théophile Ronchoit

Ronchoitises d’octobre

Las avez-vous appris la dernière nouvelle,
Le Centre Savidan tantôt ferme ses portes,
Qui eut cru franchement, et ceci nous importe,
Que nous serions bannis de ce lieu éternel.
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Aussi loin que je sache remonter ma mémoire,
Ce lieu est attaché à la vie d’OIT,
Même les yeux bandés j’y vais sans hésiter,
Nous en savions les caches et le moindre couloir.
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Ah ! Quelle ingratitude, fallait-il que tout cesse,
Dites moi donc pourquoi sans vergogne on nous chasse,
De ces murs pleins d’émois, pleins d’images et de flashes,
Nos belles habitudes, faut-il qu’on les délaisse.
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Il ne sera pas dit qu’on se laissera faire,
Rejoignez sans délai l’armée des résistants,
Ronchoit est décidé à défendre Savidan,
Battons nous mes amis, et brandissons le fer.
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Théophile Ronchoit