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Vernissage de Photofolies

Ce jeudi 18 mai avait lieu à l’Imagerie le vernissage de l’exposition « Photofolies ». Le thème retenu par la ville de Lannion et l’Imagerie : « Le Lannion de vos Envies ». Deux membres d’OIT ont participé à ce concours.

Michèle Misan a choisi de moderniser les transports publics lannionnais.

Alain Le Bourdonnec a rêvé de voir les enseignes du centre ville rédigées e brezhoneg.

Quelques adhérents du club sont venus soutenir nos représentants.


L’exposition est visible à l’Imagerie jusqu’au 10 juin.

Risques de la photo de rue

Il y a quelques semaines, profitant d’un séjour à Paris, je jouais les touristes déambulant dans les rues, appareil photo en main. Boulevard du Temple, une partie du large trottoir était encombrée par un déballage digne d’un vide-grenier. Je compris aussitôt qu’il s’agissait d’art moderne, une de ces installations dont raffolent les plasticiens. L’artiste avait disposé une série d’objets hétéroclites sur le macadam : une poussette de marché renversée, quelques vêtements éparpillés, deux sacs à dos de routards, une bouteille de vin blanc non entamée mais couchée, une couverture grise à bandes rouges. Il avait également peint à même le sol quelques taches à l’aide de peinture rouge-brun. Probablement pour éviter le piétinement de l’œuvre, la zone de quelques mètres carrés était entourée d’un ruban de plastique strié de rouge et blanc sur lequel se répétait à espace régulier l’inscription « POLICE NATIONALE ».
J’avais à peine relâché le déclencheur après avoir pris un premier cliché qu’un beuglement « WOOOOOO….. » poussé dans mon dos me fit presque sursauter. Braillement aussitôt suivi d’une supplique tonitruante : « Monsieur, veuillez aller voir plus loin, s’il vous plaît ! ». L’auteur de ce vacarme était un individu que je n’avais pas remarqué auparavant, posté à quelques pas de la scène. Entièrement vêtu de bleu foncé, coiffé d’une casquette de la même couleur, il avait la ceinture ornée de divers accessoires et arborait un air féroce.
Outré de cette prise à partie, je lui fis vivement part de mon étonnement quant à sa manière de s’adresser aux passants. Je m’apprêtai à lui demander de plus amples explications sur son comportement agressif, quand la petite voix de la sagesse (ou peut-être de la lâcheté, car l’individu était grand et avait vraiment l’air très méchant) me conseilla de continuer mon chemin sans plus tenir compte de l’importun.
Reprenant donc ma promenade un moment interrompue, je me perdais en conjectures sur les raisons de ce courroux aussi violent qu’inattendu. J’avais juste photographié une scène insolite, je n’avais apporté aucun dérangement à l’œuvre exposée, émis aucune critique à son propos.
Quelques jours plus tard j’étais de retour dans ma province avec mes interrogations. Et finalement, la lumière a jailli, bien longtemps après les évènements. L’individu hurleur était l’artiste en personne. Il craignait certainement de voir ses droits d’auteur bafoués par une large diffusion de l’image de son chef d’œuvre sur les réseaux sociaux et voulait protéger le produit de sa créativité.
Leçon à tirer de cette mésaventure : si vous souhaitez photographier une œuvre d’art, assurez-vous d’abord que son auteur n’est pas dans les parages, ou demandez lui l’autorisation au préalable.

Louis DUPRE

Lightroom du 1er mardi

Pour ce 1er mardi de l’année et en l’absence de Daniel vous avez eu droit à un nouvel animateur.

Une seule question m’était parvenue avant la séance.
Bernard E., confronté aux concours animaliers qui limitent les recadrages à 20% de la photo cherchait le moyen de procéder à un redimensionnement selon des valeurs précises dans le module développement. Hélas, Lightroom ne permet pas ce genre d’opération. Les paramètres de dimension qu’on peut fixer dans l’outil recadrage ne concernent que le rapport entre les côtés de l’image. On peut quand même respecter les limites imposées par les organisateurs de concours en utilisant un outil tiers (un tableur) pour calculer les valeurs minimales à conserver selon la taille du fichier original. On procède ensuite au recadrage souhaité en affichant les dimensions de l’image (raccourci clavier I). Il ne reste qu’à vérifier qu’on est resté dans les limites autorisées. Le même recadrage peut être ensuite appliqué à une série de photos en utilisant la synchronisation ou le copier/coller des paramètres de développement. Ça reste du bricolage, mais ça permet d’éviter de recourir à un éditeur d’images externe. Continuer la lecture de Lightroom du 1er mardi