Tous les articles par Daniel Collobert

Lightroom du mardi 3 décembre

Pour le premier mardi du mois de décembre nous n’avons pas réellement de questions, seulement des demandes de développement de plusieurs images :
– Développement N&B
– Développement d’un portrait de jeune personne et
– Développement d’un portrait de vieille personne et
– Passage en N&B de ces portraits

Cela nous laisse du temps pour explorer l’utilisation des profils pour Raw et des profils créatifs pour Raw et non-Raw apparus à la V7.3. On verra que les développements de nos images sont facilités. Je pense que c’est la première chose à regarder quand on développe une image. Pour mémoire, voici les spécificités de ces profils pour Raw :

– Adobe Couleur : est conçu pour améliorer l’aspect des tons chauds. Améliore les transitions entre certaines plages de couleurs. Augmente légèrement le contraste. En tant que nouveau profil de base (appliqué par défaut), il a été conçu pour être polyvalent et fonctionner avec le maximum de photos possible.
– Adobe Monochrome : est conçu comme point de départ pour toutes les photos en N&B. Il en résulte une plus grande différenciation des couches (tons chauds plus lumineux que les tons froids). Les résultats sont plus intéressants que lorsque l’on convertissait Adobe Standard en Noir et Blanc.
– Adobe Paysage : est conçu pour être plus saturé en renforçant le contraste du ciel et de la végétation.
– Adobe Neutre : est un point de départ avec un contraste très faible. Ce qui devrait permettre de contrôler mieux les ajustements à apporter dans le cas d’images difficiles à travailler.
– Adobe Portrait : permet davantage de contrôle pour la reproduction des teintes de la peau. Ce qui implique moins de saturation.
– Adobe Éclatant : est un point de départ plus punchy. À réserver à un certain style d’image…

Lightroom du mardi 5 novembre

Pour le premier mardi du mois nous avons plein de questions, merci aux adhérents de laisser du temps aux gentils animateurs de développer calmement des solutions.

– Plantage à répétition et carte graphique ;
– importation des photos sans les mots-clés et
– suppression des mots-clés inutilisés ;
– couleurs non imprimables et épreuvage d’écran (on parlera colorimétrie aussi) ;
– comment relancer le processus d’importation en DNG ou supprimer les photos non traduites puis réimporter ?
– Une photo appartenant à une collection ou à plusieurs, disparaît de la collection lors de l’exportation et ce, même si l’exportation se situe dans le même répertoire !
– Y a-t-il un avantage certain à passer à LR CC ?
– Certains fichiers Jpeg venant d’un téléphone mobile ne sont pas lisibles par LR 6 mais le sont avec Dxo. Y a-t-il une explication ?

Lightroom du mardi 4 juin

Pour répondre à une demande exprimée en assemblée générale, voici le programme du prochain mardi :
– Retour sur les accents dans les mots-clés ;
– Après le stage, créer le catalogue définitif chez soi ;
– Les différents aperçus du module Bibliothèque.

Ce programme n’est bien sûr pas définitif !
Pour l’instant, nous n’avons reçu aucune question, je trouve cela intéressant. Cela veut sans doute dire que tous les adhérents possèdent bien Lightroom. À moins que je ne me trompe ?

Lightroom du mardi 5 mars

Voici quelques sujets que nous pourrons aborder :

– Mot-clé de personnes
– À quoi sert « Utiliser en tant que photo de couverture » dans les collections ?
– Dans le module développement comment faire disparaître les noms de fichier et date de prise de vue qui apparaissent sur la photo et gênent pour la voir intégralement ?
– Épreuvage d’écran
– Développement des photos de Nadine

Daniel

Stage « Bien commencer avec Lightroom » – Préinscriptions

Une formation à Lightroom est prévue mais comme il n’y avait plus de salle de disponible, ni en février ni en mars, cela se passera sur deux samedis de 9h à 18h à Sainte-Anne, les 30 mars et 6 avril, avec une pause déjeuner bien sûr. Les animateurs sont Dany Jerphagnon, Louis Dupré et moi-même.
Une participation aux viennoiseries, petits gâteaux, café, thé, jus de fruit, eau ainsi qu’aux CD et support de cours papier (100 pages) de 25 € (en chèque à l’ordre de « Objectif Image Trégor) vous sera demandée en début de stage.
Comme il y a des variations entre les différentes saveurs de Lightroom et les différents ordinateurs, nous aimerions avoir à l’avance quelques informations :
Avez-vous un portable ou une tour ?
Avez-vous un Mac ou un PC ?
Quelle saveur (OSX 10.8.5 ou Windows 10 par exemple) ?
Avez-vous Lightroom et quelle saveur (5.4, 6.1.1, CC par exemple) ?
Avez-vous Photoshop et quelle version (nous ouvrirons Photoshop un quart d’heure seulement, pas de souci si vous ne l’avez pas) ?
Avez-vous un lecteur CD ? (oui, non)
Viendrez-vous au restaurant ? (oui, non, peut-être)
Le cours demandera que vous travailliez sur des images particulières situées dans des dossiers particuliers. Il y en a pour 700 Mo environ et nous les fournissons sur un CD. C’est pourquoi nous demandons si votre ordinateur possède un lecteur. Si le lecteur de CD est absent, nous apporterons une clé avec ces images dessus. Vous n’aurez pas à vous occuper de vos images perso (surtout pas !).
Plusieurs restaurants sont situés à quelques minutes à pied. Il faudra réserver l’un ou l’autre un peu avant. Si vous êtes décidé à y aller ou à ne pas y aller, dites-le déjà, mais il n’y a pas d’engagement. Le repas devrait être autour de 12 à 15 € si nous sommes assez nombreux.
Les 25 € de participation aux frais ne comprennent pas le restaurant.
Vous pouvez dès à présent vous préinscrire en m’écrivant à daniel.collobert@wanadoo.fr

J’aime, j’aime pas

L’appréciation esthétique d’une œuvre, quelle qu’elle soit, photographique, plastique, acoustique, est une affaire de goût, dit-on. Mais des goûts et des couleurs, on en discute beaucoup. Et si cela commence souvent par « j’aime » (ou « je n’aime pas »), on en arrive rapidement à développer le sentiment, pour le justifier, selon tout un ensemble de critères. Au risque de se faire censurer par un modérateur ganache.

Il y a dans les objets certaines qualités qui suscitent des réactions esthétiques. L’homme est un animal qui, dans la gamme de ses comportements, a, en certaines circonstances, des conduites qui sont appelées communément esthétiques et que l’on retrouvera, d’ailleurs, chez nos cousins non humains et chez des oiseaux bien de chez nous.

Je reviens d’un voyage d’étude sur la planète Mars, où j’ai pu approcher monsieur Ronchoit, cet auguste personnage qui a là-bas le grade de critique d’art interplanétaire de septième échelon, alors qu’il discutait âprement de théorie formelle de l’esthétisme avec messieurs Bennet et Kolmogoroff. J’ai retenu de ces débats que la théorie mathématique du beau est en marche, je vous en dirai quelques mots un autre jour.

Le sujet de ce voyage n’a aucune importance ici, mais je voudrais relater l’expérience troublante que j’ai vécue lorsque, dans un musée réputé, je fus mis en présence de mon premier Glux et que l’on me demanda : « comment tu trouves ? ». Il ne me fallut que quelques instants pour plonger au plus profond de moi-même et en revenir avec un avis sincère : « j’aime ». « Mais encore ? » me demanda alors mon ami martien. Je dois avouer que je restai sec, mais je décidai in-petto de maîtriser le sujet.

Il faut vous dire qu’un Glux se présente généralement sous une forme ovoïde, plate ou rondouillarde, ce peut être grand, très grand, ou suffisamment petit pour être porté en médaillon. Normalement il y a des couleurs, une norme que les artistes très contemporains essayent de contourner. C’est muni d’appendices plus ou moins longs, éventuellement flexibles mais ce n’est pas obligatoire.

Le Glux existe depuis la nuit des temps et l’on en retrouve dans des grottes d’avant l’histoire, datant de plusieurs dizaines de milliers d’années, preuve s’il en fallait de l’universalité du sujet. Les exégètes de l’art du Glux soulignent d’ailleurs les traits remarquablement modernes de leur facture.

Or donc, vexé d’être resté sec devant cette merveille, j’entrepris de travailler un peu. Très vite je me suis rendu compte que le fait d’augmenter mon vocabulaire me permettait en retour de saisir quelques subtilités que l’artiste avait mises dans son œuvre. Filament, barbille, fibre, vrille, mèche, cirre, appendice, antenne, filet, corde, poil, soie devinrent des mots que je pouvais accoler pour donner plus de force à mes propos avec long, court, flexible, sensible, vibrant, aimable, délicat, nerveux, fragile, charnel, gracieux, distingué, raffiné et même exquis en complément d’attribut. Muni du vocabulaire adéquat, peinturluré d’un peu d’histoire de l’art Gluxien à travers les âges, je pouvais maintenant tenir conversation dans les vernissages tout en déambulant un verre à la main : « j’aime parce que l’on sent que les cirres vibrent de façon exquise mais un peu charnelle ». Cela pose son humain.

J’eus cependant beaucoup de difficultés, voire même un revers, avec cet artiste qui exposa des Glux tout plats et tout blancs. Mais il disposait d’un vocabulaire plus riche que le mien et dans lequel il y avait des mots que je ne comprenais pas, comme « l’art qui interroge » ou « le concept prime la réalisation » ou encore « c’est processuellement discursif ». Un jour, je rencontrai la célébrité qui présentait des Glux bleus et ce fut un naufrage. J’eus beaucoup de peine à comprendre ce que je voyais, pourtant les experts certifiaient que la démarche était tout à fait géniale, puissante et intemporelle, la preuve en est que même le type de bleu (International Bleu Gluxklein) était breveté. Je compris que je n’étais pas encore à la hauteur même si je restais intimement convaincu que cet art là était, à tout le moins, saugrenu.

Mais très rapidement cette situation me sembla un peu vaine, aussi je trouvai un maître Glux qui m’enseigna son art. L’art s’apprend à tous les sens du terme : on apprend à en produire, on apprend à le goûter. Ce fut un vrai travail, ce fut long, ce fut fatigant, ce fut une révélation : l’art existait vraiment. Je découvris qu’il y a intrication du jugement esthétique et des expériences de sa propre vie.

Mon expérience du Glux m’apporta la preuve que David Hume avait raison « La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente ». Autrement dit, le Beau pour le hibou, c’est la chouette.