Tous les articles par Charles Vassallo

Charles Vassallo à Penvénan

Charles Vassallo — avec le secours ô combien précieux de sa femme — a accroché ce 6 avril une trentaine de tirages sur les murs du Foyer-Logement de Penvénan (2 rue de Poulpiquet) sur quelques bons moments de son activité de photographe. Charles  s’en expliquera dans un échange prévu pour le 20 avril de 15 à 16h avec les pensionnaires, mais également ouvert à tout public.

Les tirages resteront en place jusqu’au 1er juin.

Une vie après Photoshop ?

Notre stage Photoshop de 2004. Pas de vidéoprojecteur, très peu de portables ; l’essentiel du matériel est prêté par le CNET.

 

Cela va bientôt faire vingt ans que le club a commencé à s’intéresser à la photo numérique et à faire des formations sur Photoshop. Pourquoi Photoshop ? Quand nous avions commencé (97-98), il n’y avait guère le choix. Il fallait :

  • des possibilités très étendues pour la retouche et le montage (plus précisément, une bonne implémentation des corrections par courbes et de bonnes fonctions de sélection pour des retouches localisées) ;
  • un fonctionnement à la fois sur MacOS et sur Windows ;
  • un fonctionnement le plus poussé possible en retouche non destructive.

Un peu plus tard, une bonne gestion de la couleur est venue s’ajouter à ce cahier des charges. Bref, il n’y avait pas d’alternative.

Le logiciel était très coûteux, mais on pouvait l’obtenir à moindre prix. Pendant quelque temps, une version allégée a été distribuée en prime avec divers scanners à plat, version qui donnait accès ensuite au produit complet au prix d’une simple mise à jour ; ensuite, on pouvait très bien travailler en ne faisant qu’une mise à jour sur trois. Ça restait coûteux, mais raisonnablement — la photo était encore un loisir onéreux. Cette voie d’accès à Photoshop s’est fermée quand Adobe a arrêté sa version allégée au profit de Photoshop Elements, une version réduite destinée au plus grand nombre, mais avec de grosses lacunes en retouche interdisant tout travail poussé sur les images (entre autres, ni courbes ni masques de fusion), et surtout sans possibilité de passage à la version complète. La situation s’est débloquée plus tard (2010) quand la Fédé a obtenu l’accès au tarif pédagogique pratiqué par Adobe — en gros, tous les prix étaient divisés par 4, y compris les mises à jour. De 2010 à 2015, pas moins de 75 de nos membres ont ainsi acheté une licence légale pour Photoshop.

Même pudiquement, il faut tout de même dire un mot de la période intermédiaire, où certains de nos membres ont trouvé des Photoshop pour beaucoup moins cher. Le club n’a jamais encouragé les pratiques douteuses, mais il est clair que certains de nos membres bien informés des recoins cachés du web ont pu secourir d’autres membres peu au fait de ces pratiques.

Cet état des choses s’est fissuré en 2015 quand Adobe a cessé de vendre ses logiciels pour les louer mois par mois. Sa proposition s’accompagnait d’avantages considérables : des tarifs beaucoup plus bas — en gros le tarif pédagogique pour tout le monde, davantage encore si on prenait d’autres logiciels comme Illustrator ou InDesign — et des mises à jour permanentes sans supplément de prix. A titre indicatif, Adobe propose actuellement le couple Photoshop + Lightroom pour 12€ par mois. Ce n’est objectivement pas cher, mais ça s’ajoute aux abonnements de toute nature, pour la musique, pour le cinéma, pour les logiciels Microsoft, etc. Il n’y a plus de tarif pédagogique. La Fédé a bien obtenu une petite ristourne mais l’adhésion à la Fédé coûte plus cher que cette ristourne.

La pierre d’achoppement est que ces logiciels loués cessent de fonctionner quand on arrête de payer. Cela n’arrêtera pas l’adhérent profondément accro qui n’envisage pas un instant de vivre sans photographier et sans retravailler ses photos ; il y a bien le risque que l’entreprise Adobe disparaisse, sans qu’on sache ce qui arriverait ensuite, mais ce n’est pas demain la veille. Le problème concerne tous les débutants qui viennent passer quelques années au club pour apprendre à maîtriser leurs photos et à les travailler et qui ne savent pas vers quoi ils se tourneront plus tard. Pourront-ils rouvrir leurs images quand leur Photoshop sera désactivé ou sont-ils condamnés à rester liés à Adobe ? En tant que débutants, nous les encourageons à utiliser les ressources non destructives de Photoshop et à enregistrer dans son format spécifique, afin de pouvoir reprendre à tout moment leurs retouches au fur et à mesure de leurs progrès. Cette pratique pourrait être remise en question.

Nous sommes donc amenés à rouvrir la question que nous avions close en 1998 : existe-il des alternatives viables à Photoshop, que nous pourrions utiliser et conseiller aux débutants dans nos formations à l’image numérique ? Il y a eu du neuf en 2016. Au moins deux logiciels existent qui remplissent le cahier des charges donné plus haut, qui ne sont pas chers, moins de 100 €, qui sont acquis à titre définitif , et qui, en prime, ouvrent la plupart des images de Photoshop (seuls les calques d’objets dynamiques ne restent pas fonctionnels une fois ouverts) : Affinity Photo et PhotoLine . Nous avons fait une petite présentation du premier lors de notre dernière réunion numérique.

Dans les deux cas, il s’agit de logiciels très ambitieux. A en croire leurs auteurs, ils pourraient faire tout ce que demande un amateur éclairé, voire exigeant, peut-être pas avec le même confort d’utilisation que Photoshop, mais vu le prix… Mais est-ce bien vrai ? J’ai commencé à explorer le premier comme le ferait un néophyte. Il y a clairement des lacunes ou des imperfections, mais on en est encore aux toutes premières versions du logiciel et on peut espérer qu’il ne s’agit que de problèmes de croissance, que les versions suivantes devraient résoudre.

A suivre, donc. Il va ensuite y avoir du pain sur la planche pour les animateurs : si nous en adoptons un, il faudra réorienter toutes nos actions de formation autour de ce nouveau logiciel. Sans pour autant abandonner Photoshop, notre MOOC étant venu à point nommé pour pérenniser nos formations antérieures.

Charles Vassallo, mars 2017

 

 

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Lecture d’images : Steve McCurry

Steve McCurry est né en 1950 aux USA. Il exerce divers petits métiers puis se lance comme photographe pigiste en Inde. De là, il part en Afghanistan juste avant l’invasion soviétique et il en revient avec un reportage qui lui vaut le prix Robert Capa Gold Medal en 1980 et la consécration parmi les photographes. De là, il passe à la consécration mondiale tout court quand son portrait d’une jeune Afghane est publié sur toute la planète avec la couverture du National Geographic en 1985.

Ensuite, il entre à l’agence Magnum en 1986 et c’est une longue série de reportages, de publications et d’expositions. Entre autres, c’est lui qui a fait les photos les plus célèbres de l’effondrement des tours de New York en 2011. En deux mots, c’est un grand photographe et un grand coloriste, sensible à l’aspect humain dans toutes les zones agitées qu’il a pu traverser dans le monde entier. On pourra se reporter à [1] ou [2] pour en apprendre un peu plus sur sa vie. Pour ses photos, on pourra visiter son site internet [3] (attention, très lent, mais avec une magnifique série de portraits) ou bien au portfolio proposé sur le site de Magnum [4] .

Sa réputation a toutefois été fortement attaquée en 2016 par le scandale d’une utilisation abusive de Photoshop dans son travail. Le pot aux roses a été découvert lors d’une exposition en Italie où l’une de ses images contenait une retouche particulièrement maladroite [5]. Il semble qu’il ait été victime d’un collaborateur techniquement incompétent, mais le mal était fait. Steve McCurry retouchait ses photos et c’est impardonnable pour un photo-journaliste ! On s’est mis à rechercher d’autres retouches dans ses photos déjà publiées, et on en a trouvé [6]. Le fait que celles-ci étaient techniquement parfaites (c’est à dire indécelables si on ne dispose d’une version non retouchée) ne compte pas : un photojournaliste ne retouche pas ses images, point barre. Dans la foulée, on l’a aussi accusé d’avoir mis en scène plusieurs de ses images les plus célèbres [6], autre péché irrémissible pour un photo-journaliste.

Certains l’ont même attaqué sur l’image iconique de la jeune Afghane, le fondement de sa gloire mondiale… et ils ont effectivement trouvé une retouche indiscutable [6]. La honte, quoi, la triche dès le début ! Sauf que, si on revient sur terre, il n’y avait pas de Photoshop en 1985 ; certes la retouche en couleurs était déjà possible mais au moyen de techniques hautement spécialisées qu’un jeune reporter ne pouvait pas maîtriser. Autrement dit, c’est les techniciens du National Geographic qu’il fallait mettre en cause, pas Steve McCurry ; il est étonnant que personne n’ait relevé ce point dans le procès fait au photographe.

Avant ce scandale, il avait aussi été accusé d’esthétisme [7], tout comme d’autres avant lui, comme Sebastião Salgado — des images trop belles pour rendre compte de La Vérité.

Certains photographes ont pris sa défense, notamment un de ses collègues de Magnum [8] — en gros, l’objectivité photographique dans un reportage est grandement un mythe dans la mesure où le reporter choisit forcément ce qu’il photographie. Mais d’autres ont souligné qu’il était du devoir d’un photojournaliste digne de ce nom de ne pas altérer ses clichés [9]… tout en n’excluant pas qu’on puisse jouer avec les réglages colorimétriques, mais dans les limites d’une honnêteté intellectuelle pas vraiment bien définie.

Steve McCurry s’est assez mal défendu. Il semble qu’il ait proféré des opinions très strictes dans sa jeunesse [1], mais il a décidé que désormais [10], il ne sentait plus  photo-journaliste mais tout simplement photographe « raconteur d’histoire », autrement dit un témoin de son temps — ce qui sous-entend une part de subjectivité dûment assumée.

Charles Vassallo

MOOC Photoshop et proche avenir : allons-nous continuer sur Photoshop ?

Notre MOOC sur Photoshop s’est enrichi d’un complément sur le traitement des images RAW avec Camera RAW (4 tutos, 1 Go, 1h40min). Cet ajout a été incorporé aux fichiers préexistants, tant en ligne sur notre site web que sur l’ordinateur au labo numérique.

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Initiation à Photohop : notre MOOC est en ligne !

Notre feuilleton continue. Dans l’épisode précédent,  j’annonçais que le cours vidéo vous attendait bien au chaud dans les entrailles de notre ordinateur au labo numérique, mais la saga s’est prolongée : notre MOOC est maintenant un vrai MOOC, c’est à dire qu’il est accessible sur Internet.

Juste pour voir  (car ce n’était pas prévu au départ), nous avons mis quelques tutos en ligne pour voir comment ça se passait, et, justement, ça se passait pas si mal que ça ; nous avons donc tout mis et on y accède depuis notre page « numérique » :

Si vous êtes pressé, vous pouvez aussi économiser quelques clics en passant  par l’adresse directe http://www.oitregor.com/numeric/tutos_PS/

Essayez ! Si vous avez une connection ADSL honnête, ça devrait marcher — sans garantie aucune, toutefois, car il arrive que notre serveur se croise les bras, ou que le réseau souffre d’un de ces engorgements aussi mystérieux qu’empoisonnants. Dans ce cas, vous pouvez aussi essayer une adresse miroir qu’un admirateur nous a offerte

http://dodin.info/photo/oitregor/www.oitregor.com/numeric/tutos_PS/

mais, évidemment, sans davantage de garantie.

Charles Vassallo, 3 octobre 2016

LE MOOC D’INITIATION À PHOTOSHOP EST OPÉRATIONNEL

Comme je l’avais annoncé dans mon article précédent,  

  • je n’animerai plus de stage d’initiation à Photoshop : trop de cheveux blancs ;
  • il sera remplacé par la mise à disposition d’un ensemble de tutoriels vidéo,  un MOOC, quoi, pour parler la novlangue du moment (Massive Open Online Course), sauf que ce n’est pas vraiment open, car  réservé à nos seuls adhérents, ni online car c’est trop gros et il faudra aller chercher les fichiers sur notre ordinateur.
  • ces tutoriels reprennent la totalité du stage — et même sensiblement plus, car la contrainte du programme à tenir sur une durée limitée a sauté. On devrait pouvoir les suivre sur n’importe quelle version de Photoshop à partir de CS-5.

Les futurs débutants devront suivre ces tutos à leur rythme, puis, comme maintenant, aller chercher des conseils supplémentaires dans nos réunions techniques mensuelles.

L’ensemble est désormais opérationnel, mais il faut aller le chercher sur le Mac du club ; il  se trouve dans le dossier Formation (accessible depuis un raccourci sur le bureau de notre ordinateur) et dans le sous-dossier TUTORIELS PHOTOSHOP.   Comme cela fait un peu plus de 6 Go, il vaut mieux prévoir un petit disque dur amovible.  Avec une clé USB, ça risque d’être un peu long (ça varie énormément d’une clé à l’autre) et difficile à faire au cours de nos réunions — dans ce cas, vous pourriez me confier cette clé dans une enveloppe à votre nom et la récupérer lors de la réunion suivante.

On trouve trois éléments dans ce dossier :

  • une page « sommaire » indiquant le contenu des différents tutoriels (cliquez sur le lien pour voir à quoi ça ressemble — attention, les liens pour lancer les autos ne fonctionneront pas)
  • un répertoire image_exercices  contenant les images de travail  (il y en a davantage que dans vos vieux CD-ROM d’initiation)
  • enfin, un répertoire vidéo contenant les tutoriels proprement dits. Il y en a actuellement 24, pour une durée totale de 8 heures de cours.

Normalement, vous devriez pouvoir lancer ces tutos à partir de la page sommaire. Si ça ne fonctionnait pas (un ordi trop vieux ou un navigateur internet pas à jour), vous auriez encore la ressource de lancer ces tutos un à un sous la visionneuse de votre choix.

Une page se referme, une autre s’ouvre….

Notre premier stage, à Trégastel en 1999
Notre premier stage d’initiation, à Ker-Lann (Trégastel) en 1999
Notre dernier stage, au centre Savidan à Lannion, en 2016
Notre dernier stage, au centre Savidan à Lannion, en début 2016

Charles Vassallo, septembre 2016

 

Lecture d’image : Cerise Doucède et Sandy Skoglund

Lors de notre réunion du 12 juillet, j’ai invité les participants à méditer sur un procédé d’artiste plasticien qui consiste à remplir une scène photographiée d’objets inattendus. La figure suivante en montre deux exemples :

L’œuvre de gauche est due à Cerise Doucède [1], une française née en 1987 à Toulon, qui a fait des études artistiques à Aix en Provence, puis Paris jusqu’en 2010, qui a remporté le concours Royal Monceau en 2012, puis le prix HSBC en 2013 et qui a manifestement bénéficié de la promotion liée à ce prix — avec notamment des articles élogieux dans la grande presse, dont celui du Point qui m’a permis de découvrir son travail. Ça m’a immédiatement rappelé ce que faisait Sandy Skoglund (ci-dessus à droite), des années auparavant, mais sur un mode plus léger, moins obsessionnel. Rien dans la com autour des expos de Cerise Doucède ne fait ce rapprochement, mais je ne suis pas le premier à avoir eu cette réaction puisque la galerie parisienne Inception avait organisé une expo conjointe Doucède-Skoglund dès 2012 [2]. Je n’ai toutefois recueilli aucune information sur une quelconque influence de travaux de l’une sur ceux de l’autre.

Sandy Skoglund [3] est une américaine née en 1946, qui a fait des études d’art jusqu’en 1972 (dont une année à la Sorbonne à Paris), puis qui s’est lancée dans une carrière de plasticienne. Les images répétitives qui lui ont valu une consécration internationale apparaissent autour de 1980. Elle a manifestement beaucoup exposé et beaucoup vendu dans les lieux les plus prestigieux de la planète (dont le musée Pompidou), mais, curieusement, on ne trouve quasiment aucun détail à ce sujet sur le web et notamment sur son propre site. Elle a eu constamment une grande activité d’enseignement sur l’art. Elle avait notamment enseigné à l’institut Paul Getty et était à l’origine de nombreuses pages web que j’avais remarquées dans les années 2000… et qui ont maintenant totalement disparu avec l’évolution de cet institut. À croire que j’ai rêvé.  Ô misères de la toile !

Références :

[1] le site web de Cerise Doucède

[2] présentation de l’expo conjointe Doucède-Skoglund

[3] le site web de Sandy Skoglund

 

Addendum

Pour la petite histoire, j’avais commencé la réunion avec une image beaucoup plus humble due à Jacques Dassié, anciennement spécialiste d’archéologie aérienne (http://archaero.com/ ) , qui avait été réveillé une nuit par une des pluies diluviennes de ce début d’année et qui avait eu la curiosité de donner un coup de flash par sa fenêtre.

On conviendra que l’attrait de cette image repose sur le même procédé graphique, mais aussi bien, on peut se demander ce que l’on voit. C’est évidemment lié aux gouttes de pluie, mais ça ne peut pas être ces gouttes elles-même. Normalement, dans la zone de netteté de la photo, une goutte ne peut se manifester que par le reflet du flash et c’est un simple point très lumineux ; toutefois, quand on s’approche trop de l’appareil, ces points lumineux sont élargis par le flou de défaut de mise au point (bokeh) et c’est très vraisemblablement ce qu’on voit dans cette image.

La vie en numérique, d’une réunion à l’autre en juin

Raymond Thébault nous a demandé pourquoi ne retrouve-t-on pas les mêmes couleurs sur une scène prise en instantané et sur la même scène prise en pose longue à travers un filtre gris très dense type ND400 ou ND1000. On peut avancer des raisons logiques : partout où la lumière varie pendant la pose (sujet mobile, miroitement d’eau, etc.), il y a un moyennage dans le temps qui s’écarte forcément de ce que donnerait un instantané, avec notamment la disparition des tons les plus clairs et des tons les plus sombres. On peut aussi se heurter à des imperfections de l’appareillage, un fonctionnement anormal du capteur en pose longue, ou, plus simplement, un filtre « gris » pas si neutre qu’annoncé. Pour en avoir le cœur net, il suffit de photographier une scène statique, d’abord en instantané, ensuite à travers le filtre gris. La différence nous dira s’il y a une dérive anormale à compenser. Mais, aussi bien, pourquoi compenser ? Comme la photo en pose longue crée des images irréelles, hors de toute perception naturelle, il n’y a pas vraiment d’objectivité impérative à respecter ; il appartient au photographe de décider de ce qu’il va chercher dans ce type d’image.

Claude Rougerie nous a ensuite invité à discuter d’épreuvage virtuel. Il a récemment découvert une boutique en ligne https://zor.com/ qui propose des tirages sur alu ou plexiglass à des prix défiant toute concurrence,  2 ou 3 fois moins cher que les concurrents classiques comme https://www.whitewall.fr , proposée par Alain Marie (toutes pubs hélas non rétribuées). Évidemment, les prestations ne sont pas tout à fait les mêmes, mais le site zor.com promet néanmoins de respecter fidèlement les couleurs du client… pour peu que celui-ci ait pris la précaution de passer par un épreuvage virtuel pour bien voir quelles sont ces couleurs. D’où la question de Claude. L’épreuvage virtuel est une fonctionnalité de Photoshop qui permet de simuler les couleurs qu’on aura sur l’image imprimée (à condition que l’écran soit bien étalonné). L’essentiel est traité sur notre site web http://www.oitregor.com/numeric/gestion/intro.html#psp-proof  avec notamment un paragraphe sur l’option de simulation du papier :

Les deux boutons Simuler simulent ce qu’on aura sur le papier en tenant compte du blanc du papier (qui n’est pas rigoureusement blanc), et surtout du noir réalisable sur ce papier. On aura immanquablement un choc en essayant cette dernière option, tant l’image va se voiler — surtout si on travaille avec un papier mat. Pourtant, si on est bien équipé pour comparer l’image papier à l’image écran, c’est bien à peu près ce qui va se passer…

Le site zor.com recommande bien d’activer cette option, mais il ne prévient pas de ce choc, qui, normalement, devrait dégoûter tout client profane de leurs tirages sur alu. Ce site rencontre pourtant un grand succès…

Calendrier de juillet

Pas de réunion de perfectionnement.

Nous aurons une dernière réunion le 26 juillet à l’intention de ceux qui ne seront pas partis en vacances. A vos questions ! Ensuite, repos en août.

Charles Vassallo, juin 2016

La vie en numérique, d’une réunion à l’autre

Nos réunions numériques s’essouflent. Peu de membres présents, aucune question posée pour la réunion du 4e mardi… Nous avons néanmoins passé une soirée intéressante autour des images de Peter Stewart,  qui se présente comme un photographe de voyage, avec plusieurs publications dans le National Geographic Magazine ou Geo.

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