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atelier O.I.T. « de la photo au livre »

À la rentrée, Antoine et Jacques vous proposeront un nouvel atelier (mensuel, à partir d’octobre) autour de la création de livre photo. Le but est d’accompagner les participants (ayant déjà un travail photographique et souhaitant le diffuser sous forme de livre), du séquençage de leurs photos jusqu’à la réalisation d’une maquette “professionnelle” (présentable aux différents prix et concours ou encore à un éditeur).

L’atelier débutera le jeudi 5 octobre à 20 h 30 par une réunion théorique ouverte à tous les membres d’O.I.T. dont voici une première ébauche du programme :

AVANT-PROPOS
— les réalités du monde de l’édition aujourd’hui et du livre photo en particulier
— quel type de livre et quel budget ?
— les imprimeurs en ligne
— le financement participatif
— le livre fait entièrement à la main et ses limites
— l’importance de la maquette

SENSIBILISATION AU DESIGN GRAPHIQUE ET À LA MISE EN PAGE
— les bénéfices d’un bon design
— l’importance d’établir un système de mise en page, une grille
— la couverture et son rôle
— le rapport fond / forme et l’importance du vide
— les polices de caractères

LES MATÉRIAUX ET FINITIONS
— les types d’impression : numérique, offset, etc.
— les papiers et ce qu’ils transmettent au lecteur
— les types de façonnage
— le livre fait entièrement à la main
— les pièges à éviter quand on travaille avec un imprimeur

Lors de cette réunion, les membres d’O.I.T. intéressés pourront s’inscrire à l’atelier. Nous discuterons ensuite ensemble du déroulement (date, durée, etc.).

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter par mail, je mettrai à jour cet article au fur et à mesure.

lecture d’image : Daido Moriyama

Suite à la lecture d’image du mardi 11 juillet, voici quelques liens pour en savoir plus sur le photographe japonais Daido Moriyama, dont l’excellent documentaire Near Equal, réalisé par Kenjiro Fuji en 2001 (japonais avec sous-titres anglais).

Aperçu du livre A Hunter (anglais sans sous-titres) :

ARTICLES EN FRANÇAIS :
biographie de Daido Moriyama (Polka Galerie)
Daido Moriyama : « On m’a toujours dit que je faisais des images sales » (Libération)

ARTICLES EN ANGLAIS :
5 Lessons Daido Moriyama Has Taught Me About Street Photography (Eric Kim)
How Daido Moriyama Became the Godfather of Japanese Street Photography (Clare Davies)

DOCUMENTAIRE EN JAPONAIS (avec sous-titres anglais) :
Memories of a dog: Daido Moriyama’s Journey to Photography (NHK)

Les concours de photographie

Aujourd’hui, les concours sont omniprésents. De la recette de cuisine au design de logotype, du court métrage au haïku, il y a tellement de concours que c’en est devenu ridicule. Tout est devenu sujet à concours (et c’est tellement moins coûteux d’organiser un concours plutôt que d’embaucher un photographe ou un graphiste…), et le monde de la photographie est submergé (pollué­ ?) par les concours. Il y en a tellement qu’il existe sur internet des sites pour les référencer.

De notre côté, entre les concours OI et la FPF… No comment.

Et là, je m’interroge. Qu’est-ce qui vous pousse à participer à un concours ? Qu’en attendez-vous exactement ? Attendez-vous que la maîtresse vous donne une note ? Si c’est le cas, sur quel critère vous basez-vous pour accorder une telle légitimité à la maîtresse ? Et la bonne note reçue confirme-t-elle que vous avez créé quelque chose de valable ? Est-ce important pour vous d’être reconnu comme « le plus fort » par des personnes pas forcément talentueuses qui sont simplement adoubées par le système ? La photographie (ou l’acte de créer, en général) représente-t-elle pour vous d’une nécessité vitale ?

Je pense que la photographie (comme toute pratique artistique) est quelque chose de personnel, le fruit d’une recherche, en rapport avec la sensibilité de chacun, et que si l’on attend que quelqu’un nous dise enfin si ce que l’on a créé est « valable » ou pas, on est sûrement dans l’erreur. Participer aux concours me semble alors comme chercher à « se rassurer » parce qu’on doute ou simplement une volonté (même inconsciente) de montrer qu’on est au-dessus des autres. Les concours se nourrissent du narcissisme et du manque de maturité des photographes (et des artistes, en général). L’auteur d’un travail photographique en est, à mon avis, l’unique juge. C’est, en un sens, sa responsabilité d’artiste.

C’est un sujet que j’ai peut-être déjà abordé avec quelques uns d’entre vous… En tous cas, d’accord ou pas d’accord, je vous invite à commenter ce billet.

Antoine Leblond

Projet à dix

Bonjour à toutes et à tous, j’ai parlé du projet à dix hier aux membres présents. Je vous propose donc de le découvrir et, si vous êtes intéressé(e), de vous inscrire.

  1. recherche de dix photographes
  2. discussion des règles de prise de vue avec l’équipe : présence obligatoire d’acteurs ou d’objets (par exemple) dans chacune des photos
  3. prise de vue : chaque photographe prend sa photo selon les règles et passe l’appareil au photographe suivant
  4. développement et scan du film, distribution des images aux participants
  5. editing : chaque photographe crée son “histoire” à partir de sept (nombre à définir) des images réalisées et lui donne un titre
  6. exposition du résultat : un grand tirage du négatif original entier (50 cm × 5 m, par exemple) + les dix “histoires” créées par les photographes participants

L’appareil utilisé sera un Holga (fourni) chargé avec un film noir et blanc (fourni aussi). L’absence quasi-totale de réglages du Holga et le format carré garantiront (j’espère) l’homogénéité esthétique du résultat et l’impossibilité d’agir sur les photos après la prise de vue obligera les participants à vraiment réfléchir avant de déclencher…

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